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RTS — Témoignage du Père Mussie Zerai, appelé l’Ange Gardien des Migrants “Le futur des jeunes africains est en Afrique, ils doivent lutter pour le changement, il doivent lutter contre la corruption qui ronge notre continent et détruit son futur…” / “Il futuro dei giovani africani è in Africa, devono lottare per il cambiamento, devono lottare contro la corruzione che rosicchia il nostro continente e distrugge il suo futuro…” / “The future of young Africans is in Africa, they must fight for change, they must fight against the corruption that gnaws at our continent and destroys its future…”

RTS — Témoignage du Père Mussie Zerai, appelé l’Ange Gardien des Migrants “Le futur des jeunes africains est en Afrique, ils doivent lutter pour le changement, il doivent lutter contre la corruption qui ronge notre continent et détruit son futur…” / “Il futuro dei giovani africani è in Africa, devono lottare per il cambiamento, devono lottare contro la corruzione che rosicchia il nostro continente e distrugge il suo futuro…” / “The future of young Africans is in Africa, they must fight for change, they must fight against the corruption that gnaws at our continent and destroys its future…”
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A la 14ème min­utes de l’ex­trait ci-dessous du reportage de la TSR : “Le futur est en Afrique…! Il faut con­stru­ire l’Afrique…!”

Le témoignage du  Père Mussie Zerai est en ital­ien. La tes­ti­mo­ni­an­za di padre Mussie Zera è in italiano. 

De l’in­for­ma­tion sur le Père Mussie Zerai et son activ­ité pour les migrants sont disponibles sur les sites :

Agen­zia Habeshia per la Coop­er­azione allo Sviluppo

You will find a trans­la­tion of Father Mussie Zerai’s inter­view in Eng­lish, Ital­ian and Ger­man below. 

EXTRAIT DE L’INTERVIEW DU PERE MUSSIE ZERA :

Voir le reportage complet à l’adresse web suivante :

https://www.rts.ch/play/tv/emission/faut-pas-croire?id=6176&station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da

Aquarius : un bateau au secours des migrants

Depuis 2016, l’Aquarius a sauvé plus de 28’000 vies en Méditer­ranée. Le bateau de l’ONG « SOS Méditer­ranée » nav­igue aux fron­tières des eaux ter­ri­to­ri­ales libyennes à la recherche de migrants en détresse, pal­liant l’absence de poli­tique européenne de sauve­tage. « Faut pas croire » monte à bord à la ren­con­tre des sauveteurs, médecins, sage-femme, médi­a­teurs cul­turels qui redonnent espoir et dig­nité à ceux qui sont prêts à tout pour fuir l’enfer libyen, et croise les regards des sauveteurs et des rescapés, en don­nant la parole à ceux qui sont par­venus à tra­vers­er la Méditer­ranée. Avec aus­si le prêtre éry­thréen Mussie Zerai et le réal­isa­teur séné­galais Mous­sa Touré. Durée : 52’

FRANCAIS: 

Mussie Zerai: Parce qu’ils n’ont pas le choix. Ils y sont con­traints. Ils essaient de fuir la sit­u­a­tion de leur pays en allant dans les pays voisins. Par­fois dans ces pays voisins, la sit­u­a­tion est pire que celle qu’ils ont quit­té. Mais ces per­son­nes ne peu­vent pas ren­tr­er sou­vent parce qu’elles sont per­sé­cutées dans leur pays d’origine ou alors parce qu’ils n’y ont aucun avenir, donc elles sont con­traintes à aller de l’avant en espérant trou­ver un lieu sûr où elle trou­veront pro­tec­tion et où elles pour­ront recom­mencer une vie digne, vivre en lib­erté et trou­ver un peu de justice (…)

Aline Bachofn­er: (…) l’Afrique se vide, com­ment expli­quer tous ces départs? 

Mussie Zerai: Vous savez l’an dernier 150’000 ital­iens ont quit­té l’Italie pour aller chercher du tra­vail dans le nord de l’Europe, en Aus­tralie ou ailleurs. Ils n’ont pas été oblig­és de mon­ter dans des embar­ca­tions de for­tune, ils ont pu voy­ager con­fort­able­ment en avion. Aucun Etat ne s’est per­mis d’ériger des murs ou des bar­belés con­tre eux. En revanche con­tre les pau­vres africains, con­tre des per­son­nes dés­espérées qui fuient la guerre comme en Syrie, en Afghanistan, en Iraq, au Sud Soudan, en Soma­lie, con­tre tous ces gens, on érige des murs et des fils de fer bar­belés, on pro­mulgue des lois restric­tives pour empêch­er l’arrivée de ces gens et on crim­i­nalise ceux qui ten­tent de les aider comme les ONG et les activistes qui essaient de sauver des vies (…)

Aline Bachofn­er: Si vous avez un mes­sage très court à faire pass­er aux jeunes qui sont ten­tés par la migra­tion aujourd’hui qu’est ce que vous leur diriez?

Mussie Zerai: Ce que je leur dirai c’est que leur futur est en Afrique, pas en Europe, le futur du monde est en Afrique, parce que c’est un continent jeune, riche en ressources. Donc s’ils restent à lutter pour changer leur pays, leur continent, ils auront leur propre avenir et leurs enfants aussi en auront un. S’ils continuent à fuir, à migrer le changement n’aura jamais lieu, le continent restera toujours esclave des pouvoir extérieurs et il n’y aura pas d’avenir, ni pour nous, ni pour nos enfants. 

Mon message c’est de rester et de lutter pour la justice, pour le changement, de lutter contre la corruption qui est le vrai cancer de l’Afrique et contre les pouvoirs qui aujourd’hui vendent et volent l’avenir des jeunes africains. Il faut lutter contre tout cela mais en restant en Afrique parce qu’en fuyant c’est impossible d’obtenir le changement.

Ce dernier pro­pos est par­ti­c­ulière­ment intéres­sant car le par­cours du prêtre est exem­plaire et son engage­ment envers les per­son­nes migrantes excep­tion­nel. Il a pu aider et sauver beau­coup de per­son­nes mais il a aus­si com­pris la souf­france des per­son­nes mal­traitées durant le par­cours migra­toire et mal­traitées en Europe, la souf­france de leur famille aus­si. Voilà un homme de ter­rain avec des con­vic­tions human­i­taires pro­fondes qui dit ce que peu de respon­s­ables human­i­taires osent exprimer.

Voir aus­si le doc­u­ment L’Aquarius en chiffres

Lire aus­si: La jus­tice ital­i­enne  enquête sur un prêtre défenseur des migrants

  1. “Faut pas croire” est un mag­a­zine heb­do­madaire de vingt-neuf min­utes des­tiné au grand pub­lic et dif­fusé le same­di vers 13h25 sur RTS Un. Il abor­de les ques­tions éthiques, philosophiques et religieuses qui tra­versent notre société avec des débats et des reportages. Pro­duite par Cyril Dépraz et Emmanuel Tag­nard, présen­tée par Aline Bachofn­er, l’émission a pour objec­tif de décrypter les événe­ments qui font l’actualité en ques­tion­nant l’humain dans toutes ses dimensions.
  2. Mussie Zerai est né en 1975 à Asmara en Éry­thrée. À l’âge de 14 ans, il fuit vers l’Italie où il demande l’asile et obtient un per­mis de rési­dence. Il entre au sémi­naire en 2000 et étudie pen­dant trois ans auprès des mis­sion­naires scal­abriniens à Plai­sance. Il est ordon­né prêtre catholique en Ital­ie en 2010 et réside actuelle­ment à Erlins­bach, en Suisse, où il assiste la com­mu­nauté éry­thréenne et éthiopi­enne. Il est Frère scal­abrinien, un ordre qui accom­pa­gne les migrants. Fon­da­teur de l’agence d’information human­i­taire Habeshia, il s’est fait con­naître du grand pub­lic après le naufrage du 3 octo­bre 2013 au large de Lampe­dusa, dont la plu­part des 366 vic­times étaient des Éry­thréens. Depuis plusieurs années il reçoit des appels de détresse de migrants égarés en pleine mer et organ­ise autant que pos­si­ble leur sauve­tage avec le Cen­tre de con­trôle mar­itime (Mar­itime res­cue coor­di­na­tion cen­tre, MRCC) de Rome et les ONG opérant en Méditer­ranée centrale.

Avec une expéri­ence juridique auprès des requérants d’asile à l’aéro­port de Genève, Jas­mine Caye aime décrypter l’in­for­ma­tion sur les réfugiés et les ques­tions de migra­tion. Elle a présidé le Cen­tre suisse pour la défense des droits des migrants (CSDM) et con­tin­ue d’as­sis­ter des per­son­nes en procé­dure d’asile. Les arti­cles sur ce blog parais­sent en ver­sion courte sur un autre blog ForumAsile.

ENGLISH:

Mussie Zerai: Because they have no choice. They are forced to. They try to flee the sit­u­a­tion in their coun­try by going to neigh­bour­ing coun­tries. Some­times in these neigh­bour­ing coun­tries, the sit­u­a­tion is worse than the one they left. But these peo­ple can­not return often because they are per­se­cut­ed in their coun­try of ori­gin or because they have no future there, so they are forced to go for­ward hop­ing to find a safe place where they will find pro­tec­tion and where they can start a dig­ni­fied life again, live in free­dom and find some justice (…)

Aline Bachofn­er: (…) Africa is emp­ty, how to explain all these departures?

Mussie Zerai: You know last year 150’000 Ital­ians left Italy to look for work in North­ern Europe, Aus­tralia or else­where. They did not have to board makeshift boats, they could trav­el com­fort­ably by plane. No state has allowed itself to erect walls or barbed wire against them. On the oth­er hand, against the poor Africans, against des­per­ate peo­ple flee­ing the war as in Syr­ia, Afghanistan, Iraq, South­ern Sudan, Soma­lia, against all these peo­ple, walls and barbed wire are erect­ed, restric­tive laws are enact­ed to pre­vent the arrival of these peo­ple and those who try to help them are crim­i­nal­ized as NGOs and activists who try to save lives (…)

Aline Bachofn­er: If you have a very short mes­sage for young peo­ple who are tempt­ed by migra­tion today, what would you tell them?

Mussie Zerai: What I will tell them is that their future is in Africa, not in Europe, the future of the world is in Africa, because it is a young continent, rich in resources. So if they remain struggling to change their country, their continent, they will have their own future and their children will have one too. If they continue to flee, to migrate change will never take place, the continent will always remain slave to external powers and there will be no future, neither for us, nor for our children.

My message is to stay and fight for justice, for change, to fight against the corruption that is Africa’s real cancer and against the powers that today sell and steal the future of young Africans. We have to fight against all this but stay in Africa because by fleeing it is impossible to obtain change.

The lat­ter is par­tic­u­lar­ly inter­est­ing because the priest’s jour­ney is exem­plary and his com­mit­ment to migrants is excep­tion­al. He was able to help and save many peo­ple but he also under­stood the suf­fer­ing of the mis­treat­ed peo­ple dur­ing the migra­tion process and the mis­treat­ed peo­ple in Europe, the suf­fer­ing of their fam­i­lies too. This is a man from the field with deep human­i­tar­i­an con­vic­tions who says what few human­i­tar­i­an lead­ers dare to express.

ITALIANO :

Musée Zerai: Per­ché non han­no altra scelta. Sono costret­ti a far­lo. Cer­cano di fug­gire dal­la situ­azione nel loro paese recan­dosi nei pae­si vici­ni. Tal­vol­ta, in questi pae­si vici­ni, la situ­azione è peg­giore di quel­la che han­no las­ci­a­to. Ma queste per­sone non pos­sono tornare spes­so per­ché perse­gui­tate nel loro paese d’o­rig­ine o per­ché non vi han­no futuro, per cui sono costrette ad andare avan­ti speran­do di trovare un luo­go sicuro dove trovare pro­tezione e dove ricom­in­cia­re una vita dig­ni­tosa, vivere in lib­ertà e trovare un po’ di giustizia (…).

Aline Bachofn­er: (…) L’Africa è vuo­ta, come spie­gare tutte queste partenze?

Musée Zerai: Sapete che l’an­no scor­so 150.000 ital­iani han­no las­ci­a­to l’I­talia per cer­care lavoro nel Nord Europa, in Aus­tralia o altrove. Non dove­vano salire a bor­do di barche di for­tu­na, pote­vano viag­gia­re comoda­mente in aereo. Nes­suno Sta­to si è per­me­s­so di erigere muri o filo spina­to con­tro di essi. D’al­tra parte, con­tro i poveri africani, con­tro le per­sone dis­per­ate in fuga dal­la guer­ra come in Siria, Afghanistan, Iraq, Sudan merid­ionale, Soma­lia, con­tro tutte queste per­sone, ven­gono eretti muri e filo spina­to, ven­gono emanate leg­gi restrit­tive per impedire l’ar­ri­vo di queste per­sone e chi cer­ca di aiu­tar­le viene crim­i­nal­iz­za­to come ONG e attivisti che cer­cano di sal­vare vite (…).

Aline Bachofn­er: Se avete un mes­sag­gio molto breve per i gio­vani che oggi sono ten­tati dal­la migrazione, cosa direste loro?

Mussie Zerai: Quello che dirò loro è che il loro futuro è in Africa, non in Europa, il futuro del mondo è in Africa, perché è un continente giovane, ricco di risorse. Quindi, se continueranno a lottare per cambiare il loro paese, il loro continente, avranno un futuro proprio e anche i loro figli ne avranno uno. Se continuano a fuggire, a migrare il cambiamento non avverrà mai, il continente rimarrà sempre schiavo delle potenze esterne e non ci sarà futuro, né per noi né per i nostri figli.

Il mio messaggio è quello di rimanere e lottare per la giustizia, per il cambiamento, per combattere la corruzione che è il vero cancro dell’Africa e contro i poteri che oggi vendono e rubano il futuro dei giovani africani. Dobbiamo lottare contro tutto questo, ma rimanere in Africa, perché fuggire è impossibile per ottenere un cambiamento.

Quest’ul­ti­mo è par­ti­co­lar­mente inter­es­sante per­ché il cam­mi­no del sac­er­dote è esem­plare e il suo impeg­no ver­so i migranti è eccezionale. Ha potu­to aiutare e sal­vare molte per­sone, ma ha anche com­pre­so la sof­feren­za delle per­sone mal­trat­tate durante il proces­so migra­to­rio e delle per­sone mal­trat­tate in Europa, anche delle loro famiglie. Si trat­ta di un uomo sul cam­po con pro­fonde con­vinzioni uman­i­tarie che dice ciò che pochi leader uman­i­tari osano esprimere.

 

DEUTSCH :

ZEUGNIS VON VATER MUSIE ZERAI, GENANNT DER SCHUTZENGEL DER MIGRANTEN “DIE ZUKUNFT DER JUNGEN AFRIKANER LIEGT IN AFRIKA, SIE MÜSSEN FÜR DEN WANDEL KÄMPFEN, SIE MÜSSEN GEGEN DIE KORRUPTION KÄMPFEN, DIE AN UNSEREM KONTINENT NAGT UND SEINE ZUKUNFT ZERSTÖRT.…”.

Mussie Zerai: Weil sie keine Wahl haben. Sie sind dazu gezwun­gen. Sie ver­suchen, der Sit­u­a­tion in ihrem Land zu ent­fliehen, indem sie in die Nach­bar­län­der gehen. Manch­mal ist die Sit­u­a­tion in diesen Nach­bar­län­dern schlim­mer als die, die sie ver­lassen haben. Aber diese Men­schen kön­nen nicht oft zurück­kehren, weil sie in ihrem Herkun­ft­s­land ver­fol­gt wer­den oder weil sie dort keine Zukun­ft haben, also sind sie gezwun­gen, in der Hoff­nung, einen sicheren Ort zu find­en, wo sie Schutz find­en und wo sie wieder ein würdi­ges Leben begin­nen kön­nen, in Frei­heit leben und etwas Gerechtigkeit finden (.…)

Aline Bachofn­er: (.…) Afri­ka ist leer, wie erk­lärt man all diese Abfahrten?

Mussie Zerai: Sie wis­sen, dass im let­zten Jahr 150’000 Ital­iener Ital­ien ver­lassen haben, um in Nordeu­ropa, Aus­tralien oder ander­swo Arbeit zu suchen. Sie mussten keine Behelfs­boote besteigen, sie kon­nten bequem mit dem Flugzeug reisen. Kein Staat hat sich erlaubt, Mauern oder Stachel­draht gegen sie zu erricht­en. Ander­er­seits wer­den gegen die armen Afrikan­er, gegen verzweifelte Men­schen, die vor dem Krieg fliehen, wie in Syrien, Afghanistan, Irak, Süd­su­dan, Soma­lia, gegen all diese Men­schen Mauern und Stachel­draht errichtet, restrik­tive Geset­ze erlassen, um die Ankun­ft dieser Men­schen zu ver­hin­dern, und diejeni­gen, die ver­suchen, ihnen zu helfen, wer­den als NGOs und Aktivis­ten krim­i­nal­isiert, die ver­suchen, Leben zu retten (.…)

Aline Bachofn­er: Wenn Sie eine sehr kurze Botschaft für junge Men­schen haben, die heute von der Migra­tion ver­sucht sind, was wür­den Sie ihnen sagen?

Mussie Zerai: Ich werde ihnen sagen, dass ihre Zukunft in Afrika liegt, nicht in Europa, die Zukunft der Welt liegt in Afrika, denn es ist ein junger Kontinent, reich an Ressourcen. Wenn sie also weiterhin darum kämpfen, ihr Land, ihren Kontinent zu verändern, werden sie ihre eigene Zukunft haben, und ihre Kinder werden auch eine haben. Wenn sie weiter fliehen, wird es nie zu Veränderungen kommen, der Kontinent wird immer Sklave externer Mächte bleiben, und es wird keine Zukunft geben, weder für uns noch für unsere Kinder.

Meine Botschaft ist es, zu bleiben und für Gerechtigkeit, für Veränderung zu kämpfen, gegen die Korruption, die der wahre Krebs in Afrika ist, und gegen die Mächte, die heute die Zukunft der jungen Afrikaner verkaufen und stehlen. Wir müssen gegen all dies kämpfen, aber in Afrika bleiben, denn durch Flucht ist es unmöglich, Veränderungen zu erreichen.

Let­zteres ist beson­ders inter­es­sant, weil die Reise des Priesters vor­bildlich ist und sein Engage­ment für Migranten außergewöhn­lich ist. Er kon­nte vie­len Men­schen helfen und sie ret­ten, aber er ver­stand auch das Leid der mis­shan­del­ten Men­schen während des Migra­tionsprozess­es und der mis­shan­del­ten Men­schen in Europa, das Leid ihrer Fam­i­lien. Das ist ein Mann aus dem Feld mit tiefen human­itären Überzeu­gun­gen, der sagt, was nur wenige human­itäre Führer zu sagen wagen.

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